• DEMAIN MATIN, JE VAIS MOURIR….

     

    Demain matin je vais mourir, car je suis un chien classé  deuxième catégorie.

    Je suis un Rottweiler, et pour moi il n’y a pas de pitié, je dois payer de ma vie.

    A l’aube de mes trois ans, je suis en pleine forme, et je ne demande qu’à jouer,

    Je suis docile, doux, gentil, je ne comprends pas la loi des hommes qui m’a jugé.

     

    Je n’ai pas connu mes parents ; tout petit j’étais chez un marchand qui m’a vendu

    Comme mes sœurs et frères, dans les sous-sols d’une cité, que je n’ai jamais vue.

    Dans un appartement je fus alors gardé, au milieu des enfants venant me taquiner,

    S’amusant avec moi, tout en se chamaillant, pour savoir qui pourrait me caresser.

     

    Quelques mois sont passés, dans cette famille j’ai vécu des jours de grand bonheur,

    Je mangeais bien, je promenais toutes les nuits, et ça durait une, deux ou trois heures.

    C’est au parc qu’on m’emmenait, je pouvais gambader et même aller jusqu’à l’étang,

    J’étais heureux, j’en profitais pour me baigner, et revenais me secouer prés des enfants.

     

    Je croisais quelques congénères, qui comme moi se promenaient, et tout se passait bien.

    Quelques chats aussi croisaient mon chemin, ils me narguaient parfois, je ne disais rien,

    Car j’entendais mon Chef, le plus vieux des enfants, celui qui devait avoir dix huit ans,

    Me dire : « pas bouger », « sage », et je savais que lui obéir était nécessaire et prudent.

     

    Alors pourquoi beaucoup de gens me regardaient d’un air bizarre, ou même interrogateur.

    Ils me donnaient l’impression de se méfier de moi, cherchant à m’éviter, ils avaient peur.

    J’avais remarqué, les mamans serraient de beaucoup plus prés, protégeant leurs enfants.

    Pourtant, leurs petites mains se tendaient vers moi, leurs yeux pétillaient en me voyant.

     

    Et ce soir fatidique, du début de juillet, en rentrant au quartier, j’ai vu surgir trois ombres,

    Et j’entendrais toujours : « halte, Police ! » Il en arriva d’autres, je ne sais plus le nombre,

    Mais tous autour de nous, menaçants de leurs armes, disant : « s’il nous mord on le plombe »

    Ils étaient là pour moi, en mission très spéciale, commençant ici pour finir… dans ma tombe.

     

    Mon jeune maître du s’expliquer, je fus mis en laisse et muselé, puis enfermé dans une cage,

    Pendant que ces messieurs de la police, constataient que j’étais illégal, ni papiers ni tatouage.

    Alors à la fourrière on m’emmena, ou sans ménagement on me jeta dans un bien triste chenil,

    Ou finissent beaucoup de chiens errants, qui sont retrouvés aux environs ou au centre  ville.

     

    A partir de cet instant, j’étais condamné, victime innocente d’une loi aussi bête qu’injuste,

    Un peu du même genre que celle que l’on voudrait prendre en ce moment pour les « putes ».

    Il est vrai, j’étais « sans papiers », mais je n’en veux pas à ma famille, ils n’en ont jamais eu,

    Vivant dans un ghetto depuis dix ans, j’étais le cadeau des enfants qu’ils ne reverront plus.

     

    Bien sur et je le sais, certains chiens de ma race ont commis des forfaits, même des drames,

    Souvent rendus méchants par des Maîtres infâmes, ils ont mordu enfants, messieurs ou dames.

    Mais moi je suis gentil, doux et caressant, je n’ai jamais mordu ni grogné, et je dois partir,

    Laissant tous seuls ces enfants qui m’adorent, qui ne comprennent pas pourquoi je dois mourir.

     

    La société humaine ainsi a décidé, qu’être un Rottweiler en famille immigrée, sans papiers,

    Etait un acte grave, passible de la mort, sans autre alternative et surtout sans procès, ni pitié.

    Soyez bien surs que s’ils osaient, ils ne se contenteraient pas d’euthanasier seulement le chien,

    Mais pour l’instant la vie humaine, heureusement vaut bien plus cher, et c’est ce qui les retient.

     

     

     

    Texte de : Gilbert DUMAS 

    Résidence « La Margotine »  Quartier Brûlats

    26800 – PORTES – lès – VALENCE 

    Tél : 06.47.14.49.97 Gilbert.dumas2607@orange.fr


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  •  

    Le       LE BÂTARD et le CLOCHARD.

     

    Je su      Je suis un beau « bâtard » qui fête ses deux ans,

    Et je v     Et vis dans la rue depuis pas mal de temps.

    Je n’a     Je n'ai pas choisi, tout petit il m’a pris à ma mère,

    Et de      Et depuis, je suis là, le compagnon de sa misère.

     

    Tous       Tous les jours, tous les deux, on fait la manche,

    Du m      Du matin du lundi, jusqu’au soir du Dimanche.

    C’est      C'est pour quelques Euros, car il faut bien manger,

    Un pe     Un peu pour lui, beaucoup pour moi, faut l’avouer.

     

    Toujo      Toujours poli, toujours gentil, au coin de ce trottoir,

    Nous       Nous venons tard le matin, et repartons tôt le soir.

    Elle e      Elle est longue l’attente, aux pieds de tous ces gens,

    Qui je      Qui jettent un dur regard, à ces gueux, ces mendiants.

     

    Il me t     Il me tient dans ses bras, tendrement il me caresse,              

    Baiss      Baissant les yeux, honteux, devant tant de détresse,

    Cond      Condamnés que nous sommes à vivre de la quête,                  Photo du Net le 24 avril 2012

    Nous      Nous savons que pour nous ce n’est jamais la fête.

     

    Nous      Nous sommes heureux pourtant, nous nous aimons,

    D’un       D'un amour sain, d’un Amour pur, de la passion.

    Nous      Nous ne possédons rien, et ne sommes pas jaloux

    De vo     De voir ce qui se passe, ici,  partout autour de nous.

     

    Il est       il est un homme, je suis un chien, drôle de couple,

    Mais       Mais nous partageons tout, et la vie est plus souple,

    Que        Que pour ceux qui pensent au succès, et à la réussite,

    Prêts      Prêts à se battre ou se haïr…   pour réussir plus vite.

     

    Alors,     Alors, gens de bonnes manières, responsables civils,

    Qui fa     Qui faites les beaux jours des villages et des villes,

    N’enle     N'enlevez jamais à cet homme, nommé « Le Clochard »,

    Ce vil      Ce vilain chien, son  seul Ami, bien qu’il fût un «bâtard».

     

                                      

                      Texte de Gilbert DUMAS

                       Résidence « La Margotine  ~  Quartier Brûlats

                       26800 – PORTES – LES – VALENCE

                       Gilbert.dumas2607@orange.fr


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  • LE VIEUX CHIEN et L’ENFANT !

     


    Je les ai tant aimés, et ils m’ont tant donné,

    Je revois leurs yeux quand ils me fixaient,

    Je ne pourrai jamais vraiment  les oublier.

    J’entends encore leur cœur, contre le mien serré.

     

    Pourtant ils sont partis, me laissant sur la route.

    Là, ils ont mis en moi la grande peur du doute,

    De n’avoir pas su faire les signes qu’il fallait,

    Ou les gestes pour dire combien je les aimais.

     

    Je n’ai jamais compté le nombre de caresses,

    Les heures consacrées à capter la tendresse,

    Complicités du jour, compagnie de la nuit,

    Instants sacrés, qui me manquent aujourd’hui.

     

    Le monde est cruel et l’humain n’est pas tendre,

    Les Animaux sont là pour nous faire comprendre

    Que l’Amour se rencontre mais ne s’achète pas,

    Il se trouve souvent… en lui tendant les bras.

     

    Des yeux qui vous implorent, une queue qui remue,

    Un miaulement, un aboiement, sont un appel qui tue.

    Ils voudraient bien vous dire « c’est moi qui te choisis »,

    Mais hélas bien trop vite, déjà, vous êtes repartis.

     

    Nous resterons ici, dans ces cages affolantes, carcérales,

    Merci pour les bons soins grâce à la protection Animale,

    Certains pour quelques temps et d’autres pour toujours,

    Espoir sans avenir, quête éperdue d’un impossible Amour.

     

    Puis tu es arrivé, charmant petit enfant, tu t’es mis à pleurer,

    Tes doigts se sont serrés sur la grille que tu n’as pas lâchée.

    La pluie de tes larmes, les sanglots de ta voix, déchirants

    De sincérité, de joie, d’Amour mêlés, ont touché tes parents.

     

    Oh ! Que tu étais fier ! Tenir en ta main la laisse du bonheur,

    Te rendait bien plus fort, puissant, tout en ouvrant ton cœur.

    Tu as gagné petit, tu as gagné pour toi, tu as gagné pour lui,

    Maintenant tu es deux, il veillera sur toi qui fus son seul Ami.

     

    Qui a  dit que les vieux chiens ne s’adoptent jamais,

    Il a plus de 10 ans, mais son cœur est prêt à t’aimer.

    Son destin est entre tes mains, tu viens de lui sauver la vie,

    Trois ans qu’il était là ; je suis content, son calvaire est fini.

     

    Texte de Gilbert DUMAS  Résidence « La Margotine »  Quartier Brûlats

    26800 – PORTES-lès-VALENCETél : 06.47.14.49.97 gilbert.dumas2607@orange.fr


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  •               AU FOND DU VIEUX REFUGE …

     

    A    Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,

           Depuis deux ans je purge, d’avoir trop cru en toi,

          Tous les jours je t’attends, certain que tu viendras,

          Tous les soirs je m’endors, sans que tu ne sois là.

     

          Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,

          Viens me tendre une main, je te la lécherai.

          Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,

          Que tu me caressais, que je dansais de joie.

     

          Que s’est il donc passé, pour que ce 16 juin,

          Heureux que tu étais, je me rappelle bien,

          Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,

          Que tu m’aies attaché, là, devant cette église.

     

          Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais,

          Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.

          Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,

          Mais quand tu reviendras, moi j’aurai trop vieilli.

     

          Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,                                        

          Mon corps s’épuise, et mon cœur se morfond.

          Je n’ai plus goût à rien, et je deviens si laid,

          Que personne, jamais, ne voudra m’adopter.

     

          Mais moi je ne veux pas, que l’on me trouve un maître,

          Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,

          Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,                                   

          Pour toutes illusions, enfin leur enlever.    

                         

          Car c’est toi que j’attends, prêt à te pardonner,

          Te combler de joie, du mieux que je pourrai,

          Et je suis sûr, tu vois, qu’ensemble nous saurions,

          Vivre des jours heureux, en réconciliation.

     

          Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,

    A    Rester prés de toi, à veiller quand tu dors,

          Et à me contenter, même si j’ai très faim,     

          D’un vulgaire petit os, et d’un morceau de pain.                        

     

      Je n’ai jamais rien dit, lorsque tu m’as frappé,

      Sans aucune raison, quand tu étais énervé,

      Tu avais tous les droits, j’étais à ton service,

      Je t’aimais sans compter, j’acceptais tous tes vices.

     

      Tu m’as mis à la chaîne, ou tu m’as enfermé,

      Tu m’as laissé des jours, sans boire et sans manger,

      J’ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,

       Paralysé, raidi, tellement j’avais froid.

     

       Pourtant, si tu reviens, nous partirons ensemble,

       Nous franchirons en chœur, la porte qui ressemble,

       A celle d’une prison, que je ne veux plus voir,

       Et dans laquelle, hélas, j’ai broyé tant de noir.

     

       Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,

       Puis l’infirmière, et le vétérinaire plus loin,

       Ils entrent dans l’enclos, et leurs visages blêmes,

       En disent long pour nous, sur ce qu’ils nous amènent.

     

       Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,

       Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,

       Je m’endormais sur toi, mon cher et grand ami,

       Je dormirai toujours, grâce à …l’euthanasie.

     

       Et s’il t’arrive un jour, de repenser à moi,

       Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d’émoi,

       Pour toi, j’étais « qu’un chien », tu préférais la mer,

       Tu l’aurais su avant, j’aurai payé moins cher.

     

       A vous tous les humains, j’adresse une prière,

       Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,

       Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière,  

       Et vous n’auriez pas eu, aujourd’hui, à le faire.

                                                 

                   En souvenir de mes Epagneuls LUKA et LAGO,

                        partis trop tôt au Paradis Canin

                                   


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  • CHAT, TU ES MON AMI…

     

    Chat, tu es mon ami, mon confident muet,

    Tu es la poésie, tu es l’art d’être aimé.

    Tu as l’œil perçant au fond duquel scintille,

    Le désir envoûtant d’une étoile qui brille.

     

    Cet œil est une Agathe version multicolore,

    Il demande l’Amour, l’attend ou bien l’implore,

    Tout ton corps se prépare, offert à la caresse,

    Aussi tendu de joie qu’une jeune maîtresse.

     

    A peine que ma main ne vienne t’effleurer,

    Que tu danses déjà, ne sachant où passer.

    Tout ton être me frôle, électrique, impatient,

    Recherchant le plaisir traduit en ronronnant.

     

    Il suffit que je  te touche et le miracle opère

    Tu deviens un enfant, dans les bras du père.

    Je te prends contre moi, monte sur mon épaule,

    Ta douceur me convient, c’est parti, je te cajole.

     

    Tes griffes sont rentrées, tes pattes sont douces,

    Tu rebondis sur moi, comme balle de mousse.

    J’arrêterais le temps, sublime instant de paix,

    Pour te garder, contre mon cœur, toute l’éternité.


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  • Madame,

     

    Ayant passé un long moment sur vos sites,je me permets de vous envoyer quelques textes de ma composition, afin que vous puissiez les faire partager à vos ami(e)s, en partant d’un original.

    Je vous félicite pour tout votre travail et le dévouement dont vous faites preuve avec toute votre Equipe.

    Bien Amicalement,

                   Gilbert DUMAS.

     

    Textes de Gilbert DUMAS ~ Résidence « LA MARGOTINE » Quartier Brûlats

    26800 – PORTES-lès-VALENCE  Tél ; 06.47.14.49.97 ~  gilbert.dumas2607@orange.fr


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